Notre classement des voitures que vous ne reverrez peut-être plus jamais à Rétromobile !

Road Rug Cars est définitivement sans pitié. Pourquoi ? Nous avons attendu que Rétromobile ferme ses portes, pour promouvoir le célèbre salon parisien.

Pour tout de même capter votre attention, le bon sens aurait voulu que l’on traite de voitures populaires. Je parle évidement de celles que tout le monde aime, pas celles que tout le monde possède. Oui, mais non, cela aurait été trop facile. Nous avions pour objectif de partager des voitures qui n’étaient pas présentes sur tous les stands.

Parce que maintenant, en plus d’être chère, une voiture doit être rare pour figurer dans nos articles? Je sais, le métier de vendeur automobile devient de plus en plus difficile.. (rires).

J’espère que vous apprécierez les photos argentiques de Lazare Jefroykin. Lazare m’a contacté il y a quelques semaines alors qu’il souhaitait entrer dans une école de cinéma. Il a choisi de se concentrer sur les cabriolets classiques même s’il ne connaissait presque rien aux voitures. J’ai été touché par son approche, sa sensibilité et la façon dont il a réussi à comprendre notre passion.

1- Bugatti Type 59 sport (chassis #57248 / moteur #5)

The Scottsdale auction (Arizona), the Pebble beach auction (Californie), the Amelia Island auction (Floride) : le calendrier Gooding’s  est définitivement orienté vers le public américain. C’est pourquoi, lorsque la célèbre maison de vente aux enchères a annoncé une date à Londres, le 1er avril prochain, il semblait qu’ils avaient quelque chose d’exceptionnel à proposer au marché européen.

Jetez un coup d’œil à l’impressionnante pré-sélection. Elle comprend de rares et authentiques Bugatti (57S Atalante ; 35C Grand Prix), des Bentley (3 Litre ; 4 1/4 Litre Cabriolet), une sublime Rolls-Royce (40/50 HP Silver Ghost)…. Patriotisme vous direz (ou chauvinisme, c’est plus approprié pour un Français), mais, pour moi, la plus belle pièce de la vente provient de l’usine de Molsheim.

La 59, notre « Best of Show » !

En effet, notre « best of show » est une Bugatti Type 59 sport. Enfin, une Bugatti 57/59 pour être précis, car le châssis a connu deux vies. Construite en 1933, elle a commencé sa carrière comme voiture de Grand Prix. Équipée d’une suralimentation et d’une version améliorée du mythique 8 cylindres, la 59 a participé en tant que voiture d’usine aux saisons 1934 et 1935. Après une victoire à Spa, elle termine sur le podium du Grand Prix de Monaco 1934 aux mains de René Dreyfus.

Bugatti - 59 Sport - Rétromobile - Top 10
Credits : Lazare Jefroykin

En 1936, la voiture est retournée en Alsace, afin de subir des modifications de châssis et de carrosserie. A cette époque, Bugatti décide d’enlever le compresseur. De retour en 1937, le pilote d’avant-guerre à succès, Jean-Pierre Wimille, domine la saison à son volant. La 59 sport a ensuite été vendue au roi Léopold III de Belgique.

Mais cette fabuleuse machine n’est pas seulement une reine de course. C’est aussi une belle voiture. Beaucoup plus profilée que ses sœurs, la 59 sport se distingue par un design sensuel. Les phares sont intégrés à la carrosserie afin de faciliter sa pénétration dans l’air. Sa robe noire patinée ajoute à l’aspect mystique de la bête. Le cockpit fait de bois et de cuir, sobre et non restauré, rappelle qu’il s’agit d’une véritable voiture de course. Cette 59 est à coup sûr l’une des Bugatti les plus désirables (si ce n’est voitures d’avant-guerre) de tous les temps.

2 – Aston Martin LM7

Aston Martin a construit les LM1 et LM2 avec comme objectif une participation aux 24 heures du Mans de 1928. Trois ans plus tard, la firme britannique a récidivé avec la LM5, LM6 et LM7.

La LM5, pilotée par Augusto Bertelli et Maurice Harvey, a terminé la course en 5e position au classement général et en 1ère position de sa catégorie, couvrant 140 tours, pour un total de 2287,6 Km, à une vitesse moyenne de 95,316 Km/H. Une belle performance, compte tenu de la petite cylindrée de son moteur (1,5 ltr). Même si elle fini cependant loin de l’Alfa Romeo 8C victorieuse. Ses pilotes, Earl Howe et Henry Birkin, sont passés 185 fois devant la tribune principale, pour un total de 3017,7 Km parcourus, avec une étonnante vitesse moyenne de 125,7 Km/h.

LM7 - Aston Martin - Lazare Jefroykin - retromobile - Top 10
Crédits : Lazare Jefroykin

La LM7, conduite par Sammy Newsome et Kenneth Peacock, n’a malheureusement pas connu le même succès, n’ayant pu redémarrer lors d’un arrêt au stand. De toute évidence, la mécanique n’était pas aussi fiable qu’aujourd’hui, car seules 6 voitures ont terminé la course sur les 26 engagées.

La LM7 est une authentique coureuse du Mans. En partie recarrossée dans les années 50 et non modifiée depuis, elle a gardé les traces d’une dure vie de labeur. Plus incroyable encore, elle est livrée avec une documentation complète. Thomas, un des membres de l’équipe Kidston, est fier de me montrer les documents méticuleusement conservés. Schémas réalisés par des anciens propriétaires avec toutes sortes de montages et réglages, factures, conversations concernant l’Aston à différentes périodes, y compris des lettres envoyées pendant la Seconde Guerre mondiale…. Il y en a des dizaines et des dizaines. C’est ce qu’on peut appeler un morceau d’histoire !

3 – Amilcar C6 – W.E. Humphreys’ Brooklands voiturette

Amilcar (contraction de Lamy et Akar, les deux co-fondateurs) était un fabricant français basé à Saint-Denis (banlieue nord de Paris). Principalement connu pour la production de cyclecars 4 cylindres, tels que CS et CGSS, il a également fabriqué environ 45 C6 entre 1927 et 1930. Il s’agit d’un modèle de compétition doté d’un incroyable six cylindres double arbre à cames en tête avec un compresseur Roots.

Ce moteur est une véritable œuvre d’art et d’ingénierie : grâce à ses 80 CV, il était beaucoup plus performant que celui de la Bugatti Type 37. Mais il était aussi beaucoup onéreux à produire. La C6 est également restée célèbre pour avoir été la première 1100 cm3 à atteindre la vitesse de 200 Km/h, grâce à une version compétition de 100 chevaux.

Dylan Miles, gérant du garage éponymenous indique que seulement 7 d’entre elles ont été importées en Angleterre. Son exemplaire présente probablement l’historique le plus impressionnant de ces 7 véhicules puisqu’il a couru 56 fois sur le circuit de Brooklands entre 1928 et 1937, aux mains de différents pilotes et propriétaires, en version atmosphérique et suralimentée. Après la guerre, cette C6 a continué à courir, tout en restant très compétitive. Son propriétaire n’a stocké la C6 que dans les années 60, au terme d’une carrière impressionnante !

L’Amilcar de Dylan est absolument immaculée, et brille sous tous les angles. Elle se distingue par le fait qu’elle est très basse sur ses roues, en raison de la modification de la suspension faite à l’époque. J’apprécie personnellement son amélioration continue au fil des années, ce qui rend cet Amilcar si unique. Elle a par exemple reçu en 1931 un compresseur plus performant. La même année, le châssis a été chromé, afin de faciliter l’identification des fissures. En 1934, des freins Lockheed et des amortisseurs spéciaux ont été intégrés sur cette incroyable C6.

4 – Jaguar XK120 Jabbeke

Ok, c’est politique. Je voulais mettre trois avant-guerre sur le podium de Rétromobile. Sans quoi, la Jaguar XK120 de Jabbeke 1953 aurait pu être plus haut dans le classement, au regard de son pédigrée.

Jaguar XK120 - Jabbeke - 1953 - Lazare Jefroykin - Retromobile - Top 10 - hamann
Credits : Lazare Jefroykin –

En 1949, Jaguar a voulu promouvoir son tout nouveau roadster. En conséquence, un groupe d’ingénieurs fut envoyé à Jabbeke avec un XK120 standard afin de battre le record du monde de vitesse. Avec 126 mph (plus ou moins 200 Km/h), c’était chose faite. Jaguar peut mettre une petite plaque sur chacun de ses OTS indiquant qu’ils sont la réplique exacte de la voiture la plus rapide du monde. On peut dire que les anglais étaient déjà les rois du marketing à l’époque !

La firme de Coventry est restée invaincue jusqu’en 1953. Cette année-là, Celso Fernandez atteint 241 km/h à bord d’une Pegaso Z102. Cette marque peu connue était la division sportive de l’ENASA, (Empresa Nacional de Autocamiones SA). Une société publique initialement créée pour faire face à la pénurie d’autocars et de camions en Espagne. La Pegaso Z102 disposait d’un V8 à 90° fait maison avec quatre arbres à cames en tête, 4 Webers, pour un total de 200 CV en version standard, et même 260 CV s’il était équipée d’un Roots poussé à 0,6 bar.

Une voiture conçue pour vaincre Pegaso…

Jaguar a décidé de répondre coup pour coup, avec une toute nouvelle XK120. Bon en réalité, elle laissait tomber les poings au profit du bazooka, la voiture étant quelque peu… radicale. Hadrien, un ami qui a eu la chance de la sortir du camion, prend le temps de nous présenter la bête, en partageant avec nous quelques détails amusants :

  • La 120 Jabbeke dispose d’une bulle remplacant le traditionnel pare-brise. Hadrien raconte qu’étant donné que les ingénieurs n’ont pas installé de protections, il doit mettre un peu de tissu derrière la bulle lorsqu’il l’ouvre, afin de protéger la peinture.
  • La grille de radiateur a partiellement été obstruée afin d’améliorer l’aérodynamique. Cependant, comme elle augmente la température, le conducteur ne doit pas oublier de mettre rapidement le ventilateur en marche.
  • Bien évidement, pare-chocs et feux ont été enlevés.
  • Et surtout, un moteur avec sa culasse type-C a été intégré.
Jaguar XK120 - Jabbeke - 1953 - Lazare Jefroykin - Retromobile - Top 10 - hamann
Credits : Lazare Jefroykin

Le résultat ? Avec ses 218 CV, la Jag’ éclate le record de Pegaso avec une marge de 26 km/h (pour un total de 277 km/h). Et c’est cette voiture qui était présentée par Hamann. Ironie de l’histoire ? Le célèbre concessionnaire automobile américain avait disposé de l’autre côté de son stand l’une des cinq Pegaso Z102 dessinées par Saoutchik, un carrossier français (quatre d’entre eux ont carrosé la Z102 à l’époque : l’ENASA elle-même, Serra, Touring et Saoutchik).

Pegaso - Saoutchik - Retromobile - Top 10 - Lazare Jefroykin
Credits : Lazare Jefroykin

5 – Ferrari 312 P (#0872)

Je sais, il y avait une P4. Et la présence d’un P4, même à Rétromobile, est assez rare pour être mentionnée. En effet, Ferrari n’en a produit que 3, plus une P3/4 détruite lors du Mans 1967. David Piper en a également fait trois répliques officielles. Par ailleurs, la P4 est une légende, puisqu’elle a terminé deuxième à Daytona 1967, avec une P3/4 (1ère) et une 412P (3ème) pour compléter le tableau.

La remplacante de la célèbre P4

Mais la 312P est moins connue, et a ce titre nous a intrigué. Ça tombe bien puisque l’histoire de la 312P est plutôt intéressante. Après une saison blanche en 1968, en signe de protestation contre le nouveau règlement de la FIA qui rendait inéligible la P4, Maranello a décidé de développer un nouveau sport prototype, basé sur la 312 F1.

Le châssis 0872 présenté par Historic cars a été inscrit deux fois aux 24H du Mans, en 1969 et 1970. Cependant, il n’a couru que la première édition, entre les mains de Chris Amon et Peter Schetty. Malheureusement, celle-ci est entrée en collision avec le réservoir enflammé d’un 917 qui s’était sortie de route quelques instants plus tôt. Les deux participations de la voiture aux 24H de Daytona ont été plus réussies, avec respectivement une 4ème et une 5ème position en 1970 et 1971.

Ferrari 312 P - 1969 - 24H du mans - Retromobile - Top 10 - Historic Cars
Credits : Lazare Jefroykin

En 1971, un propriétaire privé l’a mise en pièce. Certains éléments ont été incorporés à une Chinetti spéciale. Cela aurait pu être la fin de l’histoire.

Mais un homme, Carle Conway, décida de la sauver. Il réussit à acheter à la fois le châssis d’origine et la Chinetti spéciale dans les années 80 afin de réunir les pièces d’origine. La restauration s’est terminée en 1997, alors que la 312 P était la propriété d’un autre Américain.

Le châssis 0872, avec la 0870 de Bardinon, sont les deux berlinettes 312P restantes. Dans cette forme, la 312 P reste l’un des designs les plus incroyables de la famille P, sensuellement brutale, et propulsée par l’extraordinaire moteur V12 de 3.0L.

6 – Packard Twin Six

Osenat, acteur important des ventes aux enchères en France, avait un stand 100% V12 cette année. Bien qu’ils aient exposé la Miura probablement la plus intéressante (car absolument authentique) du salon, notre attention a été retenue par un autre modèle. Une Packard Twin six, que l’on dit être (au moins une des) premières V12 de l’histoire.

La firme américaine a toujours été connue pour construire des voitures luxueuses et puissantes durant l’entre-deux-guerres. Mais ce twin six est probablement l’une des meilleures démonstrations de leur savoir-faire. Surtout si l’on considère le fait qu’il s’agit d’une machine de 1917.

Packard avait sélectionné le meilleur de la technologie de son époque : rupteur et distributeur d’allumage, démarreur électrique, batterie chargée par dynamo. Ce Twin Six prouve, s’il était nécessaire, que les ingénieurs avaient déjà inventé la plupart des innovations automobiles majeures il y a plus d’un siècle…

Packard - Twin Six - Osenat - 1917 - Lazare Jefroykin
Credits : Lazare Jefroykin

Loïc, qui travaille pour Osenat, est fier d’ouvrir le capot. Le V12 de 8 litres délivre plus ou moins 90 CV à 2500 tr/min, pour une vitesse de pointe d’environ 90-100 Km/h, un niveau de performance plus proche de celui atteint dix ans plus tard.

Ce Runabout à empattement court est d’une rare élégance. Vraiment raffiné et parfaitement conçu, il montre à quel point certaines voitures américaines étaient gracieuses avant la Seconde Guerre mondiale.

7 – Ferrari 250 GTE 2+2 Polizia (#3999GT)

Considérant la sélection de Ferrari exposée chez Girardo, il était certes osé de choisir une 250 GTE. Sauf qu’il ne s’agissait pas d’une GTE lambda…

En 1962, la police romaine a mené à bien plusieurs opérations contre la pègre. La légende raconte que le président de la république a demandé aux officiers comment il pouvait les récompenser. Devinez la réponse.

Enzo a offert deux 250 GTE à la police romaine, espérant que cela encouragerait des commandes supplémentaires du gouvernement. Malheureusement, l’une des deux a été immédiatement impliquée dans un accident mortel. Une fois ramenée à Modène, Il Commandatore decida de la faire détruire.

La deuxième voiture a connu une meilleure carrière. En effet, elle a été utilisée par les forces de police jusqu’en 1968 puis vendue en 1972 à un propriétaire privé. Le policier en charge de la conduire était Spatafora. Et l’une de ses missions est restée célèbre. Un jour, alors qu’il poursuivait un Français (fait assez courant dans les années 60), il le suivit dans les escaliers de la Plaza di Spagna. Le mafieux pensait qu’il bénéficierait de la suspension pneumatique de sa Citroën DS, en vain, puisque Spatafora réussit à le rattraper. Quelques traces de l’escalier sont encore visibles sur les pare-chocs de la Ferrari.

C’est ainsi que nous avons préféré la 250 GTE parmi le meilleure des Ferrari « modernes » (288 GTO, F40, F50, Enzo). Il faut tout de même mentionner que nous avons été confrontés à un choix difficile, du fait de la présence d’une 412 T2, première monoplace de la Scuderia Ferrari jamais conduite par Michael Schumacher.

8 – Talbot Lago T26C (#110002)

Talbot Lago est l’un des exemples les plus dingue de la résilience d’un peuple et de la faculté à reconstruire après avoir connu le pire. En 1948, le constructeur français évolue dans un pays encore dévasté et marqué par les différentes offensives de la Seconde Guerre mondiale. Cela ne l’empêcha pas de produire l’une des voitures de Grand Prix des plus élégantes et des plus fabuleuses des années 50.

26 fait référence aux 26 chevaux produits par le 6 cylindres de 4 ½ Litre, double arbre à cames en tête. Certes, c’était loin d’être aussi puissante que ses concurrentes italiennes suralimentées, mais grâce à sa consommation raisonnable et à sa bonne fiabilité, la T26C remporta la victoire à Spa, et en France, après une 2e place à Monaco pour sa première saison en 1949.

Talbot Lago - T 26 C - Retromobile - Top 10 - Fiskens - Lazare Jefroykin
Credits : Lazare Jefroykin

C signifie Course. Et il ne fait aucun doute que cette voiture a été conçue pour la compétition. Le capot long et perforé laisse apparaître les 3 carburateurs SU, et un échappement libre de l’autre côté. Les proportions, et ses gros pneus convainquent définitivement que la T26C est une vraie bête. Détail intéressant, la boîte de vitesses Wilson pré-sélective, qui permet d’anticiper le changement de vitesse, avant un virage par exemple. Je me rappelle de celle montée sur la MG Type-Q de mon père, une pièce mécanique d’une avancée technologique impressionnante pour l’époque.

Le modèle, châssis 110002, proposé à la vente par Gregor Fiskens, a été conduit par Chiron et Mairesse parmi beaucoup d’autres. En 1955, elle fut exportée en Australie pour y connaitre une seconde carrière en compétition et y est restée jusqu’à présent. Rétromobile constituait sa première apparition en Europe depuis les années 50.

9 – Lancia Stratos ex-Philip Morris (#829 AR0 001003)

Je me suis surpris à ajouter une Lancia Stratos au top 10 de Retromobile. Surtout dans une version routière – stradale devrait-on dire-. Mais Carol, une sympathique pilote automobile travaillant chez  William I’Anson, s’est montrée persuasive et a pris le temps de m’expliquer tous ces petits détails qui peuvent faire la différence.

Retromobile - Top 10 - Lancia Stratos - Philip Morris - Marlboro
Credits : Lazare jefroykin

Philip Morris a acheté neuf ce châssis numéro 829 AR0 001003, la troisième stradale produite, en 1974 afin de promouvoir Marlboro, une marque de son groupe éponyme. En conséquence, la Stratos présente une livrée Marlboro rouge et blanche. Moins connue que l’Alitalia, elle matche parfaitement avec la voiture.

Cette voiture a suivi pendant plusieurs années l’équipe de compétition de Marlboro Works. Au début, elle n’avait ni toit ni spoiler. Elle fut par la suite ramenée à l’usine pour recevoir les deux. C’était la première stradale avec un spoiler. Carol attire mon attention sur les supports d’ailerons plutôt artisanaux. Ils sont différents de ceux que Lancia fixera sur les Stradale suivantes.

Retromobile - Top 10 - Lancia Stratos - Philip Morris - Marlboro

Credits : Lazare jefroykin

10 – Peugeot Indianapolis

Vous avez déjà entendu parler de cette Peugeot si vous avez lu notre article sur Angouleme. Ivan Dutton, un célèbre spécialiste Bugatti l’a ramenée en octobre afin de courir la célèbre course de rue. Il avait fait auparavant un passage remarqué au Vintage Revival Monthlery.

Probablement encouragé par l’accueil chaleureux que la voiture a reçu dans son pays d’origine, il a décidé de récidiver, à Paris cette fois. Ivan Dutton lui-même le reconnaît, la voiture est une reconstruction, basée sur le châssis de la Peugeot Indianapolis de 1914. Elle dispose cependant d’une histoire intéressante. Construite à l’origine par un groupe de mécaniciens, les Charlatans, sponsorisé par la firme française, Peugeot a rebadgé la voiture après avoir réalisé qu’elle avait beaucoup de succès.

Peugeot Indianapolis - Ivan Dutton - Retromobile - Top 10
Credits : Lazare Jefroykin

Le moteur d’origine était une Peugeot 16 soupapes à double arbre à cames. Selon Ivan, il aurait été trop difficile (voire impossible) d’essayer de trouver des pièces de rechange ou de le reconstruire. Alors en échange, il a décidé d’installer un moteur d’avion de 10 litres.

Un sacrilège, direz-vous ? Oui et non. Les pièces d’origines sont à jamais perdues, et il était courant de préparer des bolids de cette catégorie avec des moteurs d’avion. Ivan a décidé de la restaurer avec beaucoup d’humilité. Toujours heureux d’expliquer comment il a réussi à préparer la voiture, il donne des conseils sur sa chaine YouTube.

3 Comments

Top 10 des pièces d'histoire de Rétromobile 2020

  1. La « bulle » de la XK120 est magnifique !!! Dommage qu’on ait pas eu une version de série comme celle-là..

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